D’où vient réellement la peur de l’engagement ?

Se projeter dans une relation à plus de deux semaines, pourquoi pas. Mais au-delà, ça peut faire peur… Mais pourquoi certaines personnes craignent-elles à ce point de s’engager amoureusement ?

Derrière le non-engagement amoureux – et la fuite en avant de certaines de nos rencontres - on imagine d’emblée deux choses : on ne plait pas (assez) et l’autre s’en fiche pas mal de construire un couple. Et si la peur de s’engager - qui fait couler beaucoup d’encre - racontait autre chose ?

Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Untel s’est fait quitter samedi, untelle dimanche… Les ruptures sont une réalité. Il y a des débuts d’histoire, mais aussi des fins. Toutes ces séparations font du bruit. On se les raconte entre copains ou les découvre à la une des tabloïds. Le monde des people n’est pas épargné, preuve que l’amour est une aventure dont on ne connait jamais l’issue. A force de récits qui content le chagrin, notre peur grandit. « La rupture demeure en arrière-plan dans les esprits. Qu’est-ce que tu vas faire de moi ? se demande-t-on inconsciemment à chaque rencontre. On sait que tout peut s’arrêter, que l’autre peut disparaître », commente Florentine Wang d’Aulnois, psychothérapeute de couple et auteure de Les clés de l’intelligence amoureuse (éd. Larousse). A l’ère du ghosting et autres méthodes de rupture pas cools, on finit par se méfier de l’amour. Ne pas s’engager est alors une option sécurisante.

Les fantômes du passé

Il y a les ruptures des autres, qui nous entourent et nous freinent, mais il y a aussi nos propres ruptures. Notre expérience de l’amour n’est pas toujours rose et ça fait partie du jeu. « Notre historique intime nous impacte. La première rupture est toujours très dramatique », analyse la psychothérapeute. Puis la vie continue son cours, on s’aperçoit que l’on retombe amoureux, que c’est possible, jusqu’à ce qu’une nouvelle chute nous surprenne. C’est peut-être à ça qu’il faut penser : au fait que l’on s’en sort toujours et que le temps panse les blessures. Mais pour en arriver à cette conclusion positive il faut retrouver confiance. Une confiance qui se gagne lorsque l’on regarde le passé avec tendresse (c’était beau quand même), le chemin parcouru (j’ai grandi, appris, compris) et que l’on donne une chance aux futures rencontres (tout le monde n’est pas là pour me faire souffrir).

Liberté chérie

Aujourd’hui, on défend ardument le célibat. On lui trouve des avantages : liberté, meilleur sommeil et concentration plus accrue sur sa carrière professionnelle… La pression de se caser a laissé place à celle de vivre, de profiter et de penser à soi. Conséquence, s’engager est une notion qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, c’est qu’on ne comprend pas pourquoi se lancer dans une histoire très sérieuse alors que l’on s’amuse et qu’on a le temps. Soudainement, le couple rime avec enfermement. « Nous vivons dans une société individualiste, avec l’injonction de se sentir libre. L’autre est vite un empêcheur, un frein à cette liberté », explique Florentine Wang d’Aulnois. Une vision étroite du couple qui explique certains refus à construire en duo plutôt qu’en solo.

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