Le sexe ferait vivre plus longtemps

Comment vivre le plus longtemps possible ? Si le sport ou encore l’alimentation jouent un rôle évident, le sexe a aussi son mot à dire. Révélations avec le Docteur Pascal Douek, auteur du Grand livre sur des secrets de la longévité (éd. Leduc.s).

Sexer ou marcher ?

« Si la dépense énergétique moyenne des hommes pendant les rapports sexuels, soit 101 calories en moyenne, est moindre qu’un jogging, elle est toutefois plus élevée qu’une marche. Ce qui en fait une activité physique digne de ce nom ! », précise le docteur Pascal Douek dans son ouvrage Le grand livre des secrets de la longévité. Une information valable pour un rapport sexuel d’environ vingt-cinq minutes. Chez les femmes, le nombre de calories brûlées s’élèvent à 69 (question de métabolisme ou de positions sexuelles qui amènent à faire plus ou moins d’efforts ?). Toujours est-il que le sexe est un excellent moyen de se dépenser. Et ce qui est chouette, dans cette étude, c’est que l’on apprend que certains hommes dépenseraient jusqu’à 300 calories lors d’un rapport sexuel. Et là, c’est plus qu’un jogging. L’activité physique étant essentiel pour maintenir une bonne hygiène de vie, on sait ce qu’il nous reste à faire.

Question de rythme ?

Faire l’amour pour rester en forme et vivre plus longtemps, oui. Mais existe-t-il un rythme idéal ? Il semblerait que oui, si on jette un œil à l’une des dernières études* en date sur le sujet, étude sur laquelle s’appuie le Dr Douek dans son livre. Des chercheurs américains ont remarqué que des rapports sexuels réguliers étaient un bon moyen de freiner le vieillissement. Mais comment sont-ils parvenus à une telle conclusion ? Et réguliers, ça veut dire quoi ? Commençons par un petit cours de biologie et une petite question : comment savoir si on est un vieux croûton ? En observant nos télomères. « Les télomères ressemblent à des petits capuchons posés sur les extrémités des chromosomes. Ils raccourcissent au fil du temps et sont un marqueur de certaines maladies associées au vieillissement… et donc un marqueur de longévité », détaille le docteur. Résultat, on ne peut parler longévité sans parler télomère (et on a appris un mot pour briller en soirée). « L’étude a révélé que les femmes qui avaient eu un rapport sexuel pendant la semaine de l’étude présentaient des télomères plus longs que les autres participantes, ce qui laisserait penser qu’elles auraient une meilleure longévité », poursuit le spécialiste. A priori, l’effet antistress du sexe agirait positivement sur la longueur des télomères. Chouette. Mais on ne sait pas si c’est valable pour les messieurs… En même temps, les femmes perdent moins de calories pendant le sexe alors chacun sa bonne nouvelle.

* Tomás Cabeza de Baca et al., « Sexual Intimacy in Couples is Associated with Longer Telomere Length », Psychoneuroendocrinology, juillet 2017, vol. 81, p. 46-51.

L’ouvrage à lire si on s’interroge sur la longévité (et aussi le sexe) : Le grand livre des secrets de la longévité, Dr Pascal Douek, Préface du Pr Éric Boulanger et du Dr Fabien Guez, éd. Leduc.s

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