Le pourquoi de mes échecs amoureux

Vous avez le sentiment que l’histoire (ratée) se répète ? Pour que la prochaine rencontre soit la bonne, tentons de comprendre le pourquoi de nos échecs amoureux. Décryptage et conseils.

Parce que je suis trop pressé(e)

Voilà qu’on tombe sur quelqu’un de bien et qu’on passe la cinquième immédiatement : on se voit ce soir ? J’invite des amis, ça ne te dérange pas ? Tu dors là ? Tu veux mes clés ? C’est gentil et ça part d’un bon sentiment. Un bon sentiment que l’on croit amoureux tandis qu’il reflète davantage une peur. Celle de ne jamais trouver l’amour et de finir solo. On ressent une urgence à se caser qui étouffe notre prétendant.

Je repars du bon pied

Je distingue deux choses : ce que je veux moi et la pression que je me mets (ou perçois de mon entourage : tu nous présentes quelqu’un à Noël ?). Si je m’écoute réellement, je n’ai pas forcément envie que ce garçon dorme chez moi tous les soirs et me demande en mariage dans sept jours. Et si je continue de courir après chaque possibilité avec l’impression que ça va le faire, c’est parce que ma peur est bavarde et ne cesse de me mettre des coups de pieds aux fesses. Donc je fais le tri (et pas l’autruche) en me connectant à mes attentes à moi, pas celles de mes angoisses. Pour autant, je ne refoule pas ces dernières, je sais qu’elles existent et je les rassure : les filles, je vais prendre le temps, et prendre ce temps sera bénéfique à tout le monde.

Parce que je ne m’estime pas assez

Problème : alors que le premier rendez-vous et les suivants se déroulent plutôt bien, une petite part de nous décide de tout saccager. Pourquoi ? Parce que bon, pourquoi mériterait-on ce beau garçon, bien sous tous rapports ? On se dit que c’est impossible, qu’on est moins bien (que lui et la concurrence) et que l’autre va finir par nous rire au nez en découvrant nos défauts (évidemment, on en a neuf tonnes… et lui, aucun). Alors, protection oblige, on préfère (et c’est bien souvent inconscient) tout planter avant que ça ne prenne. On ne va quand même pas avancer dans cette relation si c’est pour se manger un mur dans deux mois. Autant tout gâcher maintenant : et que je la joue collante ou chiante, trop distante ou trop je-m’en-foutiste…

Je repars du bon pied

Je peux travailler sur ma confiance en soi, mais c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Alors je peux décider, plutôt, d’avoir confiance en l’autre : s’il me rappelle, c’est qu’il a envie de me connaître et me découvrir. Et s’il a envie de me connaître et me découvrir, je n’ai pas à tricher, à m’afficher tel que je ne suis pas. L’autre mérite de savoir qui je suis vraiment et la bonne nouvelle, c’est qu’il veut cerner autant de qualités que de défauts. C’est l’équation des deux qui me rend unique. Si je sens la prochaine fois que je suis à deux doigts de tout gâcher, je m’oublie un peu et je pense à mon prétendant. Ce n’est pas parce que j’estime ne pas mériter cette rencontre que lui ne la mérite pas (à méditer).

Parce que je suis trop sympa

La crainte de ne pas être convoitée et aimée peut être à l’origine de nos échecs amoureux : on se montre un peu trop sympa pour multiplier les chances de réussir cette histoire. On adore répondre « comme tu veux » et on a tendance à faire les besoins de l’autre avant les nôtres afin de ne pas être contrariante. En bref, on s’efface et on passe alors pour quelqu’un qui manque de personnalité et qui se plie très facilement. Et pourquoi ça casse tout ? Parce que la personne en face de nous aimerait davantage de répondant. Bien sûr, être sympa est une qualité, mais on ne doit pas pour autant cacher qui nous sommes réellement et prendre sur nous. Elle risque d’être lourde, l’histoire…

Je repars du bon pied

Je me pose une simple question : moi, j’ai envie de quoi ? D’accord, si mon prétendant me propose une crêperie et que je préfère un japonais, rien de dramatique à accepter. Mais ça ne doit pas être systématique : l’amour n’est pas une série de concessions, plutôt une série de compromis (silencieux au départ). Oui pour faire plaisir à l’autre, mais je pense aussi à mon plaisir à moi, car lorsque je prends du plaisir, mon prétendant en prend aussi. Et de loin, il préfère que je dise non certaines fois plutôt que oui à tous les coups. Si je propose telle ou telle sortie, j’invite également mon partenaire à découvrir mon monde et de nouveaux univers. Que je me mette à sa place : est-ce que ça me tente d’être avec quelqu’un qui est toujours d’accord avec moi, sans jamais m’entrainer vers lui ? Donc voilà, je questionne mes désirs profonds et je les partage.

Parce que je cherche une présence

Pas simple de se l’avouer, mais parfois une rencontre va nous faire du bien parce qu’elle nous cajole et diminue le sentiment de solitude qui nous colle aux baskets. Résultat, le garçon qui entre dans notre vie ressemble davantage à un doudou – ou un pansement - qu’à un potentiel amoureux. Sans s’en apercevoir, on compte sur lui, sa présence, mais on ne prend pas le temps de découvrir qui il est. Non pas qu’on se concentre uniquement sur nous, notre personne, mais un peu quand même. Disons plus exactement qu’on est connecté à nos failles et notre vide à remplir. Notre prétendant ne se sent pas nécessairement utilisé, mais aimerait qu’on lui porte un intérêt autre. Et nous, on idéalise une relation sans se balader dans la vraie vie, sans créer de vrais liens.

Je repars du bon pied

Je reconnais ma peur du vide et je me dis une chose : l’autre ne le remplira jamais vraiment. Parce que la seule personne susceptible de le faire, c’est moi. Je décide donc de lister ce qui me constitue et m’apporte du plaisir et réconfort au quotidien, afin d’apprendre à me faire du bien. Et dans la rencontre amoureuse, je change d’angle. Cette personne qui me plait m’apportera beaucoup, oui. Peut-être même qu’elle m’aidera à me sentir mieux, et tant pis si mon autonomie affective est bancale en ce moment. Mais cette personne mérite que je la connaisse pour ce qu’elle est, sans rôle à jouer dans mon quotidien. Je prends le temps de m’intéresser, de questionner. J’engage ma curiosité, je cherche à découvrir l’autre. Et ça, ça m’emplira de bonheur. Enjoy ! <!–stackedit_data: eyJoaXN0b3J5IjpbMTEzNTI5MTk1NCwtMTgwNTI3Nzg1Miw1Nz I1MzI5MTksLTEzNTM1MDU1MTEsLTIxMzg0NjE3MywtMTE0OTk0 Mjc1OCw4MzA0MjA0OTksLTExNDk5NDI3NTgsLTE0OTQyMzI0NT YsLTE3NjI0MTI0MjEsMTkyODY1MjY4LDIwMzQ2NjU3NTNdfQ==

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